Le musée de la ville de Gérone possède une seule et magnifique mosaïque représentant une course de chars romains complet. Présent sur la scène un juge, les spectateurs, le perdant renversé avec son char qui s’est cassé, et également le gagnant de la course de chars qui recevra un petit sac de pièces et peut être une couronne ou une palme.


Cette mosaïque qui ornait le sol d’une villa Romaine fut découvert au sud de Girone à Can Pau Birol (actuellement l’école Bell-lloc Del Pla). Sa découverte date de 1870. Le responsable des fouilles de l’époque Monsieur Joaquim Botet i Sisó (Girona 1846 - 1917) découvrit aussi une mosaïque représentant le jugement de Paris et également une mosaïque de Bellérophon.

La mosaïque de la course de chars ne fut déplacée qu’en 1937, une époque où la conservation des mosaïques était assez rustique. On peut observer le détail du béton détérioré avec les barres de métal qui constituent la structure du support.


La mosaïque date de 300 ans après Jésus Christ. D’une taille de 3,40 mètre par 6,10 mètre Constitué de marbre, et aussi de pâte de verre présente dans la tenu du « Sparsor » (homme de piste)

Le lieu de la course se trouve à Rome : Le « Circus Maximus » qui signifie en latin : « le très grand cirque, ce fut le plus grand édifice sportif jamais construit avec 380 000 places. D’une longueur de 600 mètres et de 80 à 200 mètres de largeur.

Le cirque est divisé par un mur central dénommé « spina » décorée avec des sculptures de Minerve, Cibeles chevauchant un lion, un grand obélisque érigé par César, un boeuf, un barbare captif les mains attachées et un trophée (mannequin avec casque, cuirasse et lances). Dans la partie droite apparaît une des « metae » (la gauche a disparu) avec les trois monolithes qui indiquent les virements des équipages de 4 chevaux dénommés « quadriges ».


Sur le coté droit au milieu on peut observer le président des jeux, un magistrat qui finançait les jeux et les offrait au peuple. Il est installé dans le pulvinar (loge impériale) très décorée, et encadrée par deux grandes colonnes corinthiennes. Il est vêtu de la toge romaine et il va donner le départ de la course en lançant une serviette « la mappa » qui marquera le début de la course dès qu’elle touchera le sol accompagné d’une sonnerie de trompette.

Les scènes représentaient ne sont que des moments fort de cet événement. Par exemple un homme de piste le « Sparsor » (équipé d’une amphore paillée et d’un fouet) qui célèbre la victoire du gagnant en levant la main. Ce qui est contraire au magistrat qui lance la course.


Cette mosaïque mériterait de passer dans les mains des restaurateurs modernes pour lui donner plus l’éclat, comme celle du jugement de Paris situé au Louvre. D’autre part des informations en français, en espagnol, ou en anglais seraient bienvenu, car la les explications sont écrites seulement en catalan.

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